Le FARA discute de la biofortication agricole au niveau national et régional à l’occasion de la commémoration de la 7e Journée africaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

La 7e journée africaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (ADFNS 2016) a été accueillie par le Gouvernement ghanéen. Le FARA a lors de cette journée organisé une manifestation parallèle sur le thème « Inclure la biofortication dans les politiques et stratégies agricoles et nutritionnelles. »

Selon le spécialiste principal en renforcement des capacités du FARA, Dr Nelson Ojijo, qui avait animé l’atelier, l’un des objectifs de la réunion est de débattre les meilleurs moyens d’intégrer la biofortication dans les politiques, les stratégies et les plans d’investissement agricole. L’un des principaux résultats attendus porte sur la manière dont les acteurs nationaux et régionaux envisagent d’inclure la biofortication dans leurs  déclarations de politique générale respectives.

Dans son allocution d’ouverture, le Directeur exécutif du FARA,  Dr Yemi Akinbamijo a fait remarquer que la biofortication était une nouvelle technique qui s’était avérée être l’une des approches les plus rentables, durables et culturellement acceptables, susceptibles de toucher divers groupes notamment les populations rurales qui sont les plus vulnérables aux carences en micronutriments.

Il a expliqué que depuis le lancement en 2003 du  Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA), les hautes sphères politiques reconnaissent l’importance que revêt l’agriculture pour ce qui est de stimuler la croissance économique, d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et d’atténuer la pauvreté en Afrique.

La déclaration de Malabo de 2014 engage les gouvernements africains à améliorer l’état nutritionnel, notamment éliminer la malnutrition infantile en Afrique en vue de faire baisser le retard de croissance de 10% et l’insuffisance pondérale de 5% d’ici 2025. L’atteinte de ces objectifs exigera une croissance soutenue de la productivité agricole sensible à la nutrition. Selon le Directeur exécutif du FARA, l’agriculture sensible à la nutrition repose largement sur les principes de « cultiver ce dont nous avons besoin sur le plan nutritionnel et manger ce que nous produisons ».

Dr Akinbamijo a mentionné quelques-unes des principales causes des carences en micronutriments (qui touchent des millions de personnes en Afrique subsaharienne notamment les populations rurales pauvres et d’autres populations vulnérables) comme étant une consommation insuffisante d’aliments riches en micronutriments ou l’altération de l’absorption des nutriments de ces aliments attribuable en partie aux infestations parasitaires.

Il faut adopter une approche intégrée comprenant des stratégies alimentaires et non alimentaires. Les stratégies alimentaires sont plus durables et dépendent largement du concept de l’agriculture sensible à la nutrition. Le Directeur exécutif du FARA a estimé que l’agriculture sensible à la nutrition était devenue récemment un moyen de définir les investissements agricoles réalisés en vue d’améliorer la nutrition.

Par ailleurs, l’agriculture sensible à la nutrition cherche à maximiser la contribution de l’agriculture à la nutrition. Elle souligne les avantages multiples que présente la consommation d’une variété d’aliments (diversité du régime alimentaire) et reconnaît l’importance des aliments dans une bonne nutrition, la santé et la productivité. Dr Akinbamijo a également fait remarquer que l’agriculture sensible à la nutrition suppose le ciblage des ménages pauvres, la promotion de l’égalité des sexes et la fourniture d’une éducation nutritionnelle pour que les ressources des ménages soient utilisées pour améliorer la nutrition des membres de la famille notamment celle des femmes et des enfants.

Le rôle du FARA en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle par le biais de la biofortication

Parlant du rôle du FARA, Dr Akinbamijo a expliqué que le Plan stratégique 2014-2016 du FARA reconnait la nutrition comme étant une question transversale importante et prévoit des mesures visant à fournir des orientations aux décideurs sur la sélection et l’élaboration d’interventions agricoles efficaces pour renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables en Afrique.

Il a en en outre précisé que l’Agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique (S3A), élaboré par le FARA et les parties prenantes en réponse à l’action menée par le NEPAD dans le cadre du maintien de l’élan du PDDAA, prévoit l’accroissement de la valeur nutritive des aliments et l’augmentation de la teneur en micronutriments des cultures à travers la sélection et la gestion de la santé des sols.

Ainsi, le FARA considère la biofortication, qui implique l’augmentation de la densité en micronutriments d’une culture grâce à la sélection des plantes et aux pratiques agronomiques, comme étant une importante technique qui doit être encouragée pour une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique.

En outre, Dr Akinbamijo a indiqué que le FARA mettait en œuvre le projet Mettre en place des paniers nutritifs (BNFB) en collaboration avec  le CIP, le CIAT, le CIMMYT, l’IITA et le HarvestPlus. Le rôle du FARA dans le projet BNFB consiste à coordonner la politique d’engagement et les activités de sensibilisation au niveau régional. L’un des principaux objectifs de la campagne régionale de sensibilisation sur la biofortication consiste à influencer l’intégration des cultures biofortifiées comme chaînes de valeur prioritaires dans les plans nationaux et régionaux d’investissement post-Malabo.

Il a également expliqué que  l’ADFNS offre la possibilité au FARA de  mieux faire connaître le projet BNFB, de mobiliser les décideurs et autres parties prenantes et de discuter des possibilités d’intégration de la biofortication dans les politiques et stratégies agricoles au niveau régional et national et dans les plans d’investissement.

Dr Akinbamijo a salué les efforts déployés par les partenaires de recherche et indiqué que le FARA participe activement au projet Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (TAAT) et au Programme africain pour la recherche agricole (AARP) pilotés par la BAD, qui seront mis en œuvre à partir de 2017. Les deux programmes donneront autant de visibilité que possible à la nutrition notamment à l’agriculture sensible à la nutrition. « Cela nous permettra de préparer ensemble l’avenir que nous voulons pour la sécurité alimentaire et la nutrition » a-t-il conclu.

Parmi les participants se trouvaient des experts en agriculture, en nutrition et en élaboration et mise en œuvre des politiques ainsi que des partisans de l’agriculture sensible à la nutrition venus de la CUA, du NEPAD, du CIP, de la FAO, du CIMMYT, du PAM, de  l’OMS, de l’AGRA, des Nations Unies, des gouvernements, de la société civile et du secteur privé.

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