#ScienceAgenda : Les gros bonnets de l’agriculture africaine soulignent la nécessité de moderniser le système de production alimentaire en Afrique à l’aide de la science

Un atelier de trois jours destiné à valider la synthèse des consultations régionales et nationales menées plus tôt cette année dans le cadre du lancement de l’Agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique (S3A) s’est ouvert le mercredi 26 juillet 2017 au Secrétariat du Forum pour la recherche agricole en Afrique à Accra.

L’atelier qui est financé par le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) est une initiative conjointe du FARA, du Forum africain des services de conseil agricole (AFAAS), de la Commission de l’Union africaine (CUA), de l’Agence de planification et de coordination du  NEPAD (APCN) et des organisations sous-régionales (OSR) d’Afrique : l’Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique de l’Est et du Centre (ASARECA), le Centre de coordination de la recherche et du développement agricoles de l’Afrique australe (CCARDESA), le Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF/WECARD) et l’Organisation sous-régionale d’Afrique du Nord (NAASRO).

Dr Yemi Akinbamijo, Directeur exécutif du FARA, et S.E.M. William Hanna, Ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Ghana lors de l’atelier de synthèse et de validation au niveau continental de l’Agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique

 

Dr Yemi Akinbamijo, Directeur exécutif du FARA a, dans son discours de bienvenue souligné que l’Afrique a finalement décidé de prendre le taureau par les cornes et de mettre en place les outils offerts par la science pour répondre aux menaces auxquelles fait face le système de production alimentaire. Il a indiqué la nécessité de moderniser les systèmes de production alimentaires en Afrique à l’aide de la science pour remporter la bataille de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique. Il a rappelé aux participants une citation de    Dr Kanayo F. Nwanze, ancien Président du FIDA qui disait que « la science au service de l’agriculture en Afrique est trop importante pour être confiée à des acteurs externes… »  et indiqué qu’il fallait accorder l’attention qu’il convient à la science et à la technologie dans l’agriculture. À cet égard, l’Afrique doit déterminer son propre programme et trouver des solutions locales au problème de la sécurité alimentaire.

« Dans la marche vers la réalisation des objectifs de Malabo, l’Afrique doit réduire la facture des importations de produits alimentaires d’un montant de 35 milliards de dollars. Des consultations régionales et nationales ayant été menées, la présente réunion de synthèse et de validation engage tous les pays africains à accorder de l’importance à la science, à la technologie et à l’innovation. » – Yemi Akinbamijo.

L’Agenda scientifique a-t-il souligné gagnera en importance étant donné qu’il sert de base aux investissements dans les STI. Il a ajouté que la solution est de placer la recherche et l’innovation au cœur de l’Afrique étant donné que les lettres R et I sont au centre du nom « Afrique ».

Dr Akinbamijo a exprimé sa gratitude aux partenaires du Consortium de la science au service de l’agriculture (S4AC) pour avoir collaboré avec le FARA au cours du processus d’élaboration ainsi que lors des consultations tenues en vue de l’élaboration d’une proposition d’investissement et d’un plan financier de l’Agenda scientifique. Il a également félicité le personnel du FARA pour son dévouement et son travail assidu. Il s’est dit reconnaissant à la CUA et au NEPAD pour la confiance accordée au FARA et à tout le S4AC.  

Dans une allocution prononcée en son nom, Dr Victor Agyeman, Directeur général du Conseil pour la recherche scientifique et industrielle (CSIR) du Ghana, a affirmé que c’était pour lui un privilège d’être associé au FARA dans le cadre de cet agenda qui est crucial pour le développement socio-économique du continent. Il a affirmé que le lancement de l’Agenda scientifique arrive à point nommé en raison des menaces fréquentes sur la production agricole en Afrique. Il a cité en exemple la lutte contre la chenille légionnaire dans plus de vingt pays d’Afrique subsaharienne et indiqué que le continent doit disposer d’une base solide en recherche agricole et en systèmes d’innovation pour être en mesure d’éliminer les menaces de ce genre.

S.E.M. William Hanna, Ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Ghana a indiqué qu’une profonde transformation de l’agriculture et des systèmes alimentaires était nécessaire pour atteindre les objectifs de développement durable notamment ceux relatifs à la pauvreté, la faim et la sécurité alimentaire, le changement climatique et la durabilité des écosystèmes.  Selon lui, cette transformation se fait principalement sous l’impulsion de la recherche et de l’innovation agricoles. En conclusion, S.E.M. Hanna s’est dit convaincu que l’UE continuera à favoriser des partenariats et envisagera de supporter cette cause. Il a demandé à tous d’œuvrer ensemble pour créer un environnement propice pour que les Africains ne quittent pas le continent pour des pâturages plus verts alors que la situation est meilleure en Afrique.

Photo de famille des participants à l’atelier

Dr Malu Ndavi du FIDA a appuyé la proposition d’un programme continental pour l’agriculture africaine en affirmant que sans la science, il ne peut y avoir d’amélioration de l’agriculture. Il a indiqué que le  S3A était trop important pour dépendre de sources de financement extérieures. Les gouvernements africains doivent donc investir dans leur propre recherche pour l’Afrique. Il a invité les acteurs de l’agriculture africaine à soutenir un développement agricole fondé sur des données probantes.

  1. Tabi Karikari qui représentait la Banque africaine de développement (BAD) a fait clairement savoir que son institution apporte son appui aux initiateurs du S3A et que la BAD est convaincue que l’autosuffisance alimentaire de l’Afrique est une priorité, raison pour laquelle elle avait élaboré la stratégie dénommée « Nourrir l’Afrique ». Il estime qu’une telle vision peut contribuer à la transformation de l’Afrique en accordant la priorité aux chaînes de valeur agricoles et demande instamment que la recherche agricole ait pour principal objectif de bénéficier aux agriculteurs.

Dans une allocution prononcée au nom de la  Banque mondiale, Dr Abdoulaye Touré a salué la proposition du S3A l’appelant une nouvelle vision, une nouvelle stratégie et un nouveau plan de développement qui assure la Banque mondiale qu’elle appuie une idée générée par l’Afrique.

Par ailleurs, dans un discours liminaire prononcé en son nom, le ministre de l’alimentation et de l’agriculture du Ghana, Dr Owusu Akoto Afriyie a félicité le FARA et tous ses partenaires d’avoir mené à bien le processus de consultation. Au nom du gouvernement ghanéen il a déclaré : « Nous sommes fiers d’avoir été choisis parmi les cinq pays de niveau un (les pays de niveau un sont le Malawi, le Rwanda, le Sénégal, l’Egypte et le Ghana). »

Dr Afriye a ajouté que le Gouvernement reconnaissait la contribution de la science au développement du Ghana et de l’Afrique. Le ministre a soutenu que l’Afrique devrait financer l’Agenda scientifique et a affirmé que le financement des bailleurs de fonds avait été d’une grande aide mais n’avait pas permis de transformer l’Afrique.

Dans ses remarques de clôture, M. Fredua Agyeman, Directeur de l’environnement au ministère de l’Environnement, de la Science, de la Technologie et de l’Innovation a souligné qu’il est indispensable que les pays de niveau un donnent la priorité à l’agriculture dans les budgets nationaux. Il a affirmé qu’étant donné que l’Afrique est riche en ressources naturelles mais socio-économiquement pauvre, le seul moyen d’assurer le développement du continent consiste à valoriser ses ressources naturelles, la science, la technologie et l’innovation jouant un rôle clé dans cette transformation.

L’atelier de trois jours a pour but de valider la synthèse des consultations régionales et nationales menées plus tôt cette année, notamment la théorie du changement, la valeur ajoutée, les priorités dans le domaine des sciences et les modalités de mise en œuvre.

Au nombre des participants à l’atelier figuraient des délégations des pays de niveau un, des représentants des centres internationaux et régionaux de recherche agricole, des organisations paysannes, des réseaux d’université, de la société civile, des partenaires au développement et des médias.

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